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Trouver son bien-être intime avec RatonRêveur : entre pédagogie, gynécologie et bienveillance.

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Rencontre avec Cléa, hypnothérapeuthe et doula. Dans la vie, elle accompagne des femmes et familles dans le chemin vers la maternité. Sur son compte Instagram, alias Raton Rêveur, elle n’hésite pas à parler de la sphère gynécologique à travers la santé, le sexe et la maternité : règles, libido, contraceptifs, fertilité… Elle y déconstruit les tabous et fait preuve de beaucoup de pédagogie.

Qu’est-ce que qui t’as guidée à ta place aujourd’hui ? Quels ont été ton parcours et tes convictions ?

Plus j’essayais de comprendre le fonctionnement de mon corps, plus je me rendais compte qu’il me manquait plein d’informations, qu’on ne m’avait pas donné ou que je ne connaissais pas. 

Après un grand cheminement de redécouverte de soi, de mon corps et d’expérimentations, j’ai eu envie de démocratiser tout ça. Car toutes les personnes concernées devraient pouvoir faire leurs choix en âme et conscience, en ayant connaissance des alternatives possibles pour faire leur meilleur choix.

Est-ce que tu observes une demande d’information sur les sujets gynécologiques et intimes au sein de ta communauté ?

Oui, c’est incroyable. J’ai même remarqué un revirement dans ma communauté. Il y a encore deux ans, je rassemblais quasiment exclusivement des femmes de 25-35 ans. Je parlais beaucoup de maternité et de fertilité. Puis j’ai des plus jeunes qui sont arrivées, de 18-25 ans, et aussi des garçons ! Je vois qu’il y a cette envie d’information, cette envie pour les hommes aussi de pouvoir être présent. Ça change.

Qu’est-ce qu’on te demande le plus ?

On ne me fait pas tellement de demandes. On me remercie beaucoup de pouvoir créer des espaces de paroles. On se sent libre de commenter, de m’envoyer des messages. Les personnes se sentent lues, entendues, et non plus seules avec leur problématique. Je pense que cela leur fait du bien.

Un mot aux femmes pour qui la médecine traditionnelle ne suffit pas à soigner les maux ?

Je leur dirais de ne pas hésiter à suivre leurs intuitions. Si elles ressentent que quelque chose n’est pas normal alors cela ne l’est probablement pas. Il ne faut pas hésiter à changer de praticien et de suivi. 

Vous pouvez par exemple consulter Gyn & Co, une liste de gényco les plus bienveillantes.

https://gynandco.wordpress.com

Il est important de se rendre compte que la médecine allopathique conventionnelle est souvent faite pour donner des médicaments, sans venir interroger l’hygiène de vie au global, alors que nos contacts et hygiène de vie ont un impact sur le cycle féminin et la santé. 

Il ne faut pas hésiter à prendre du recul. Pourquoi pas tester des médecines alternatives, faire un bilan en naturopathie, s’intéresser au fonctionnement de son cycle et aux informations qu’il nous donne (qui ne se limite pas à « j’ai mes règles »). 

Enfin, je leur dirai de faire un atelier d’auto-gynéologoqie (du mouvement de la self-help, le fait de s’aider soi-même). C’est de l’éducation pour savoir comment le corps fonctionne, apprendre à bien connaître le sien afin d’être en mesure de déterminer ce qui est normal ou pas, sans dépendre d’un médecin à chaque fois. Nous ne sommes pas là pour remplacer les médecins. Mais il s’agit de donner le pouvoir de faire des auto-diagnostics de temps en temps, avec un spéculum. Cela rassure beaucoup de femmes, c’est génial.

Certaines personnes ont tendance à ne pas écouter les messages de leurs corps…

Moins on s’écoute, plus le corps va envoyer de messages forts. Parfois, on ressent quelque chose, on a l’impression que ce n’est rien dans une journée bien remplie. Pourtant, il faut prendre le temps d’écouter ce que le corps a à dire avant qu’il commence à hurler.

Selon toi, comment est-ce qu’on brise un tabou ?

On commence à en parler autour de soi. On trouve des espaces bienveillants dans lesquels en parler. Je recommande beaucoup aux personnes d’aller dans des cercles de femmes pour pouvoir échanger leurs expériences avec d’autres qui ont les mêmes vécus qu’elles. Parfois on vit plein d’expériences qui sont négatives pour soi-même et tant qu’on ne les dit pas à voix haute, elles restent à l’intérieur de soi. Là, le fait d’avoir un espace dans lequel verbaliser ce qui ce passe en soi, cela permet de se rendre compte qu’on n’est pas seul, et de créer du lien avec les vécus d’autres personnes.

Comment pourrait-on lever les jugements sur soi et sur les autres ?

C’est un travail de longue haleine ! Il faut d’abord se rappeler qu’on est le personnage principal de sa propre vie. Et qu’on est badass. Intrinsèquement badass. Plus on l’assume, plus on dégomme des portes et des frontières ! Je n’ai pas de réponse clé en main à par dire ose, essaye, comme si c’était un jeu ou un scène de théâtre. C’est très drôle et souvent ça marche !

Peux-tu nous raconter un de tes meilleurs moments en tant qu’accompagnatrice ?

Lors de mon premier atelier d’auto-gynécologie, au début tout le monde était timide et n’osait pas trop parler. J’ai pris un spéculum pour expliquer comment tout fonctionnait mais parfois expliquer ne suffit pas. Donc j’ai prévenu que j’allais enlever ma culotte et soulever ma robe et j’ai dit : « Voilà à quoi ressemble un sexe. Là il y a l’urètre, les petites lèvres, les miennes ressemblent à ça. » J’ai mis le spéculum pour pouvoir montrer où était l’utérus… 

Et là j’ai senti que j’avais créé un déclic chez les femmes. Elles se sont dit « Waw, elle a le courage de le faire et de nous montrer à quoi ça ressemble, donc moi aussi je peux avoir le courage de regarder comment c’est chez moi. » Ensuite, elles ont toutes commencé à observer leur col de l’utérus. C’est génial, peut-être qu’elles n’auraient jamais osé sinon.

En tant que jeune femme entrepreneure, tu as de multiples activités et mène ta vie comme tu l’entends. Quel est le secret de ta réussite ?

Bien dormir ! Être entourée par des personnes inspirantes, qui nous poussent vers le haut. Et ne pas accepter la médiocrité. En tout cas, ne pas accepter d’être enfermée dans une situation désagréable. Dès qu’on ressent de l’inconfort il faut s’interroger dessus car ce n’est pas anodin.

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