Le terme préménopause rime dans la tête de nombreuses femmes avec infertilité. Pourtant, il faut savoir que le système génital ne cesse pas totalement son activité durant cette période. Alors, peut-on tomber enceinte pendant la préménopause ? En théorie (mais aussi en pratique), c’est encore tout à fait possible bien que cela arrive rarement !
Ce qu’il faut retenir :
- La préménopause est une phase de transition précédant la ménopause, durant laquelle l’activité ovarienne diminue sans s’arrêter complètement.
- Les cycles deviennent irréguliers et s’accompagnent souvent de bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil ou sautes d’humeur.
- Malgré la baisse de fertilité, une ovulation reste possible, rendant une grossesse envisageable, bien que rare à cet âge.
- Les contraceptifs oraux sont souvent prescrits pour réguler les symptômes et éviter une grossesse non désirée.
- En cas de retard de règles ou de symptômes évocateurs, il est recommandé de faire un test de grossesse pour lever tout doute.
Le point sur la préménopause
Qu’est-ce que la préménopause ?
La préménopause est la période qui précède directement la ménopause, c’est-à-dire, l’arrêt définitif des règles chez la femme. Il s’agit d’une phase de transition durant laquelle l’organisme féminin réduit progressivement les activités liées à la fertilité. À terme, une fois la ménopause installée, il n’est plus possible de tomber enceinte.
Comment savoir quand on est préménopausée ?
Contrairement à la ménopause, la préménopause ne se caractérise pas par l’absence de menstruations. En revanche, le cycle devient irrégulier. Ainsi la durée qui sépare deux périodes de règles peut s’allonger ou au contraire raccourcir. On peut également constater l’alternance de cycles longs et de cycles courts. Au-delà de cet aspect, les symptômes de la préménopause peuvent être :
- Des bouffées de chaleur typiques
- Des sueurs nocturnes
- Des troubles du sommeil
- Des maux de tête
- Un syndrome prémenstruel (SPM) plus marqué
- Une prise de poids
- Une sécheresse vaginale
- Des sautes d’humeur
- Une tendance à la dépression ou au stress
Ces symptômes apparaissent généralement entre 45 et 55 ans (47,5 ans en moyenne), parfois plus tôt en cas de ménopause précoce. Dans la mesure où ils peuvent également être attribués à d’autres causes hormonales, il est recommandé de consulter votre gynécologue pour confirmer leur origine.
Grossesse et préménopause : ce qu’il faut savoir
Peut-on tomber enceinte pendant la préménopause ?
Contrairement à la ménopause qui rime avec infertilité, la préménopause n’élimine pas la possibilité de démarrer une grossesse. Concrètement, les ovaires ralentissent leur activité, mais ne l’arrêtent pas complètement. Il leur arrive donc encore, bien que plus rarement, de libérer des ovules. Et même s’ils sont souvent de moins bonne qualité que ceux produits plus tôt dans la vie d’une femme, certains peuvent toujours être fécondés.
C’est entre autres pour cette raison que les médecins et gynécologues proposent la prise de contraceptifs oraux pour atténuer les symptômes de la préménopause. Leur usage présente ainsi le double avantage d’améliorer le confort intime, mais aussi d’éviter une grossesse non désirée suite à des rapports non protégés.
Quand faire un test de grossesse lors de la préménopause ?
Du fait de l’irrégularité des cycles menstruels, il est difficile de déterminer le bon moment pour « s’inquiéter » en cas d’absence de règles. Si les menstruations semblent tarder plus que de raison et que vous ressentez des symptômes typiques de grossesse (nausées, tension des seins, etc.), mieux vaut réaliser un test de grossesse pour confirmer ou non la fécondation d’un ovule.
Si vous êtes sexuellement active et ne souhaitez pas utiliser de moyen de contraception, il peut être judicieux d’effectuer systématiquement des tests de grossesse entre deux périodes de règles très espacées. Cela évitera ainsi de mettre en danger une éventuelle grossesse imprévue ou bien de mettre en place la stratégie thérapeutique la mieux indiquée en cas de grossesse non désirée.
Comment les changements hormonaux de la périménopause modifient-ils le cycle ovarien et la fertilité ?
Une production hormonale irrégulière qui perturbe le cycle
La périménopause est une phase de transition durant laquelle le fonctionnement hormonal évolue progressivement, sans entraîner un arrêt immédiat de la fertilité. Au fil des années, les ovaires deviennent moins réguliers dans leur activité, ce qui perturbe le cycle menstruel et réduit les chances de conception, sans toutefois les annuler totalement.
Concrètement, la production d’œstrogènes et de progestérone devient plus irrégulière. Ces fluctuations hormonales modifient le déroulement habituel du cycle : certaines phases peuvent se raccourcir, d’autres s’allonger, et l’ovulation peut se montrer imprévisible, voire absente sur certains cycles. Cela explique pourquoi une femme en périménopause peut constater des règles plus espacées, plus rapprochées ou de durée inhabituelle.
Des ovules moins nombreux
En parallèle, la réserve ovarienne diminue avec l’âge. Le nombre d’ovocytes disponibles baisse naturellement, tout comme leur qualité, ce qui réduit les probabilités de fécondation spontanée, mais aussi les chances de survie des embryons lorsque les ovules sont fécondés. Ces changements expliquent la baisse progressive de la fertilité observée chez les femmes à cette période de la vie.
Certaines situations, comme une insuffisance ovarienne précoce, peuvent accentuer ce phénomène et entraîner une transition plus rapide vers l’arrêt total de l’activité reproductive. À l’inverse, même lorsque les cycles deviennent très irréguliers, une ovulation ponctuelle reste possible. C’est pourquoi une grossesse naturelle peut encore survenir chez une personne en pré-ménopause.
Chez les personnes rencontrant des difficultés de procréation, différents traitements existent. Un traitement hormonal ou un parcours de FIV peuvent parfois être envisagés selon la situation du couple, notamment lorsque la qualité des ovules diminue fortement.