Mycose persistante

Pourquoi ma mycose ne part pas malgré traitement ?

17 October 2024
5 min

Sommaire

La mycose est une infection courante, mais souvent bénigne. Cependant, les mycoses peuvent donner lieu à des récidives, en particulier chez les femmes, si la prise en charge ou les habitudes de vie ne sont pas adaptées.

Ce qu’il faut retenir

  • La mycose est une infection sans gravité, causée par un champignon microscopique au niveau de la peau ou des muqueuses.
  • Touchant plus particulièrement les femmes, elle est à l’origine de démangeaisons et de pertes vaginales inhabituelles.
  • Elle se traite généralement par des antifongiques locaux (ovules et crème antimycosique) et/ou oraux. Elle peut cependant récidiver en l’absence d’un traitement du terrain ou des causes de son déséquilibre.
  • L’humidité, une hygiène insuffisante ou un affaiblissement du microbiote sont des facteurs qui augmentent le risque de récidive.
  • Consulter un médecin ou un gynécologue est essentiel pour adapter la prise en charge et obtenir un diagnostic précis. La prise de compléments alimentaires de probiotiques peut également aider.

Comprendre les raisons d’une mycose qui ne part pas malgré traitement

Qu’est-ce qu’une mycose et comment se soigne-t-elle ?

La mycose touche la peau ou les muqueuses (zone vaginale, bouche, système digestif) lorsqu’un champignon microscopique se multiplie à leur surface. Il profite généralement d’un affaiblissement des « bonnes bactéries » du microbiote local pour proliférer rapidement. La plupart du temps, la levure impliquée est Candida albicans qui confère son nom à la candidose. Mais, il existe également d’autres types de champignons responsables de mycoses cutanées, intimes ou buccales.

La mycose est cependant une affection bénigne qui ne se complique que rarement. Une fois identifiée, elle se traite à l’aide d’antifongiques locaux (crème, poudre, ovule), notamment en cas de mycose vaginale ou cutanée. Dans les cas des mycoses digestives et buccales, la prise d’antifongiques par voie orale est généralement nécessaire pour traiter la totalité du tube digestif. Hélas, il arrive parfois que la mycose récidive et que ses symptômes (démangeaisons, pertes vaginales, inflammations cutanées, etc.) reviennent rapidement.

Les raisons courantes d’une mycose récidivante

Lorsque la mycose est de retour après un traitement pourtant sérieux, plusieurs causes peuvent l’expliquer, comme le stress, les variations du cycle ou une prise en charge inadaptée.

Tout comme les bactéries résistantes aux antibiotiques, certaines levures développent une résistance aux médicaments antifongiques courants. Il est alors plus difficile de traiter les zones touchées.

Parfois, ce n’est pas le traitement à proprement parler le problème, mais la façon de l’utiliser. Une mauvaise application des soins locaux ou une interruption prématurée du traitement peuvent conduire à une flambée des symptômes, car le champignon n’a pas été totalement éradiqué.

D’autre part, la prise en charge de la mycose repose également sur l’adoption de certains gestes. En effet, les levures apprécient particulièrement les environnements chauds, humides et propices à la macération. Pour prévenir tout risque de récidive, même si le champignon a été entièrement détruit, il convient d’adapter l’hygiène de vie pour assainir le terrain et ne pas lui laisser de possibilités de récidives.

Enfin, dans certains cas, il est possible que vous ne souffriez pas de mycose, mais d’une autre affection. Certaines affections cutanées, comme l’eczéma ou le psoriasis, peuvent être confondues avec une mycose et peuvent tout à fait toucher les muqueuses du vagin et de la vulve également. L’antimycosique est alors inopérant et les troubles perdurent.

Que faire lorsque le traitement antifongique ne fonctionne pas ?

Tout d’abord, en cas de mycose à répétition, il est essentiel de consulter un médecin ou un dermatologue pour obtenir un diagnostic précis. Seul un professionnel de santé peut identifier avec exactitude l’affection dont vous souffrez. Une fois la mycose confirmée, il pourra changer de médicament ou prescrire une combinaison de traitements pour éliminer les germes définitivement ou envisager d’autres solutions.

Lors de la mise en place d’une nouvelle prise en charge, il est essentiel de suivre les recommandations médicales. À plus forte raison si la rechute de mycose est due à une mauvaise application du traitement précédent. Respectez la durée comme la posologie pour obtenir une guérison complète.

Pour finir, adoptez une hygiène de vie qui limite les facteurs de macération et soutient les différents microbiotes de votre organisme.

Prévenir les rechutes de mycose : nos conseils

Voici quelques conseils pour vous aider à éviter une rechute de mycose :

  • Portez des vêtements et sous-vêtements respirants.
  • Changez de tenue lorsque vous transpirez.
  • Choisissez des chaussures conçues dans des matériaux naturels.
  • Alternez vos paires de chaussures un jour sur deux, pour leur permettre de sécher entre deux utilisations.
  • Ne gardez pas votre maillot de bain mouillé après une baignade.
  • Séchez minutieusement votre corps après la toilette.
  • Lavez la région touchée quotidiennement, mais sans excès, pour ne pas détruire la flore qui la protège.
  • Utilisez des produits lavants doux, adaptés à la zone concernée, pour ne pas décaper ses défenses naturelles.
  • Limitez votre consommation d’aliments sucrés qui « nourrissent » les mauvaises levures et privilégiez une alimentation anti-inflammatoire pour soutenir votre système immunitaire.
  • Augmentez votre consommation d’aliments contenant naturellement des probiotiques pour soutenir l’équilibre de votre microbiote.
  • Prenez un complément alimentaire de probiotiques en cas d’altération importante de votre écosystème intestinal ou intime.

Retrouver une peau saine : les étapes essentielles

Retrouver une peau saine en cas de mycose ne demande pas un traitement compliqué. On peut résumer ce dernier à la combinaison de gestes simples :

  • L’utilisation d’un traitement antifongique recommandé par un professionnel de santé.
  • L’adoption d’une hygiène rigoureuse, mais pas excessive pour lutter contre la macération, notamment durant certaines périodes du cycle comme les menstruations.
  • Une alimentation saine, variée et équilibrée qui favorise l’équilibre de la microflore intestinale et génitale. Misez notamment sur les aliments et compléments alimentaires renfermant des probiotiques, qui enrichissent les différentes flores de l’organisme, et des fibres prébiotiques qui soutiennent la santé des bonnes bactéries.

Ce qu'il faut retenir

La durée de guérison varie selon le type et la gravité de la mycose. En règle générale, il faut compter entre 1 et 3 semaines pour voir les troubles disparaître. Dans les cas d’infection sévère ou de traitement inadapté, la guérison peut prendre plus de temps. Dans certains cas, les troubles disparaissent temporairement pour réapparaître, vous faisant ainsi entrer dans un cycle de mycoses à répétition.

Certains remèdes naturels peuvent soutenir les effets de la prise en charge médicale classique. La mycose est une maladie cutanée bénigne, mais néanmoins sérieuse. Seule la prise en charge médicale peut en venir à bout. Rien ne vous empêche toutefois d’utiliser des compléments alimentaires de probiotiques ou des solutions à base de plantes pour accompagner celle-ci, en accord avec votre médecin.

Si vos symptômes persistent ou s’aggravent malgré le traitement, il est important de consulter un spécialiste. La présence de fièvre doit également vous alerter, car elle constitue un signe d’infection bactérienne. Dans le cas d’une mycose intime, des pertes vaginales verdâtres, brunâtres ou à l’odeur de poisson sont aussi des signes d’infection bactérienne à traiter rapidement.

Pour limiter les récidives, il est utile d’agir sur plusieurs facteurs favorisant le déséquilibre du terrain : humidité, vêtements serrés, variations du cycle ou stress. Une hygiène douce de la zone concernée (sphère vaginale, plis cutanés…) sans excès, aide à préserver la flore locale. Certaines femmes remarquent aussi que les épisodes reviennent selon des causes digestives ou hormonales, parfois liées à une sensibilité intestinale. Réduire les irritants, bien sécher le corps après la toilette et adapter ses habitudes quotidiennes pendant ces périodes peut aider à éviter les rechutes. Parallèlement, enrichir son alimentation en ferments lactiques à l’effet probiotique contribue à rétablir l’équilibre microbien du vagin et de la vulve, limitant ainsi les allers-retours chez le médecin ou le gynécologue.

Plusieurs éléments peuvent expliquer une efficacité limitée : la présence d’un problème sous-jacent non traité, un mauvais usage des ovules ou de la crème antimycosique, ou encore la prise de médicaments qui favorisent un déséquilibre de la flore intestinale ou de celle du vagin. Dans certains cas, une candidose persistante impliquant Candida albicans demande une approche différente, les levures pouvant devenir résistantes aux traitements utilisés pour les traiter, ce qui explique parfois la mycose intime à répétition. Un avis de gynécologue peut aussi aider à identifier un risque particulier, notamment lors de gênes vaginales avec démangeaisons.