helicobacter-pylori

Helicobacter pylori et symptômes liés à sa multiplication

6 July 2020
6 min

Sommaire

Helicobacter pylori est une bactérie en forme d’hélice qui, contrairement à la plupart des autres micro-organismes, apprécie particulièrement le pH peu élevé de l’estomac. Proliférant sur les parois gastriques pourtant très acides, H. pylori est responsable de différents troubles digestifs pouvant aller jusqu’à l’ulcère gastro-duodénal, voire au cancer gastrique. Il est donc très important d’identifier sa présence. On fait le point sur Helicobacter pylori et les symptômes liés à sa prolifération.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’infection par Helicobacter pylori peut causer des troubles gastriques, des vomissements, des douleurs atypiques et de la fatigue. 
  • Lorsqu’elle est non traitée, elle peut évoluer en ulcère ou, dans de rares cas, en cancer de l’estomac.
  • La détection de H. pylori passe par une gastroscopie avec biopsie, en particulier en cas d’antécédents d’ulcère.
  • L’infection est généralement traitée avec des antibiotiques et des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) pour réduire l’acidité et favoriser la guérison.
  • Certains probiotiques, comme Lactobacillus reuteri, peuvent également aider à diminuer la présence de H. pylori dans l’estomac.

Reconnaître les symptômes liés à Helicobacter pylori

En France, la bactérie Helicobacter pylori se rencontre très fréquemment dans toutes les tranches d’âges, peu importe le sexe. Elle concerne entre 15 et 30 % de la population, soit environ 17 millions de Français. 

Elle se contracte facilement, souvent dès l’enfance au sein du cercle familial. Cependant, la contamination par H. pylori ne se manifeste qu’après plusieurs années, les premiers symptômes étant parfois négligés, car ils peuvent être attribués à une autre cause par la personne qui en souffre.

Une infection par Helicobacter pylori suscite obligatoirement une inflammation de la muqueuse gastrique à l’origine de différents troubles. Cette gastrite peut se traduire par divers signes apparaissant progressivement ou soudainement selon les cas :

  • Des douleurs gastriques de type brûlure, souvent dans le creux de l’estomac
  • Une sensation de lourdeur durant la digestion
  • Des douleurs abdominales
  • Des ballonnements et des rots
  • Des nausées et vomissements, parfois jusqu’à la perte d’appétit

La bactérie Helicobacter pylori peut-elle provoquer des complications ?

Si elle n’est pas traitée, l’inflammation provoquée par H.pylori peut évoluer vers des pathologies plus sévères comme l’ulcère gastrique, c’est-à-dire une plaie de la paroi interne de l’estomac. Cette affection peut également toucher le duodénum, la première partie de l’intestin grêle. L’ulcère non pris en charge peut aller, dans les cas les plus graves, jusqu’à une perforation de la paroi gastrique, elle-même responsable d’une péritonite. Dans environ 1 % des cas, l’infection par H. pylori non traitée peut aboutir à un cancer de l’estomac. 

Certains symptômes d’alerte et antécédents doivent pousser à consulter un médecin, notamment :

  • Douleurs accentuées par l’alimentation (en cas d’ulcère gastrique) ou au contraire calmées par la prise alimentaire (ulcère duodénal)
  • Perte de poids liée à la réduction de l’appétit
  • Fatigue chronique
  • Antécédents d’ulcère gastrique ou duodénal ou encore de cancer digestif, y compris antécédents familiaux
  • Anémie ferriprive ou carence en vitamine B12 sans cause connue
  • Sang dans les vomissements ou les selles (selles noires et malodorantes)

Paradoxalement, les douleurs d’ulcère sont parfois ressenties dans le dos. C’est ce que l’on appelle une douleur déportée.

Comment confirmer que Helicobacter pylori est responsable des troubles ressentis ?

Lorsque des troubles persistants évoquent une atteinte de l’estomac, il est important de détecter précisément leur origine. Lors de la consultation, le médecin commence par analyser les manifestations décrites, les antécédents personnels et familiaux, ainsi que certains facteurs favorisant une aggravation, comme la prise d’anti-inflammatoires ou d’antibiotiques au long cours.

Pour de nombreux patients, la confirmation de la présence de la bactérie repose sur des examens complémentaires ciblés. Le gastro-entérologue peut recommander une gastroscopie avec biopsie, particulièrement en cas de suspicion d’ulcère ou d’antécédents à risque. Cet examen permet d’observer directement la muqueuse et d’identifier la présence de la bactérie avec fiabilité.

Un test respiratoire à l’urée marquée peut aussi être proposé dans certaines situations. Il constitue une solution moins invasive pour confirmer la présence du germe et, surtout, vérifier son élimination après prise en charge. Un deuxième contrôle peut parfois s’avérer utile pour s’assurer de l’éradication totale de la bactérie.

En pratique, tous les patients ne suivent pas le même parcours diagnostique. Lorsque les premiers résultats sont incertains, un deuxième contrôle peut être proposé afin de mieux détecter la présence de la bactérie. Cette prudence permet d’éviter une prescription inutile d’antibiotiques et de limiter leurs effets secondaires potentiels.

Comment se débarrasser de la bactérie H. pylori ?

Lors de la consultation médicale, le médecin fait le point sur les symptômes exprimés et prescrit les examens complémentaires nécessaires pour confirmer la présence d’Helicobacter pylori.

Identifier l’infection par cette bactérie est particulièrement important en cas de prise de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), d’aspirine ou chez les patients souffrant déjà d’un cancer digestif ou d’un purpura thrombopénique immunologique.

Une fois que la relation entre Helicobacter pylori et les symptômes ressentis est établie, le traitement médicamenteux classique consiste en la prise d’antibiotiques associés à un inhibiteur de la pompe à protons (IPP), un médicament qui diminue l’acidité de l’estomac. Cette prise en charge est efficace dans 9 cas sur 10.

Helicobacter pylori et ses symptômes : astuces pour retrouver son confort digestif

Afin de prévenir l’apparition d’une gastrite ou de soulager les douleurs si elle est déjà là, plusieurs choses peuvent être faites. Dans un premier temps, évitez toute automédication hasardeuse, en particulier avec les AINS (aspirine, ibuprofène, diclofénac, kétoprofène, etc.). Ces molécules ne font qu’accélérer la dégradation des parois gastriques.

Éliminez, si possible, toute consommation de tabac. Les situations stressantes et le manque de sommeil sont également des facteurs d’aggravation des gastrites. Niveau alimentation, fractionnez vos repas pour qu’ils ne soient pas trop copieux afin de limiter l’hypersécrétion d’acide. Ne vous couchez pas juste après manger et évitez de boire en mangeant, pour ne pas distendre l’estomac.

Éliminez les aliments et boissons pouvant irriter la muqueuse : piments, épices piquantes, alcool, thé, café, chocolat, aliments gras. Le lait est parfois recommandé pour apaiser l’estomac : c’est une erreur ! S’il est doux en bouche, le lait devient très acide une fois arrivé dans le système digestif. 

En revanche, ne vous privez pas de miel et de yaourts riches en prébiotiques et probiotiques qui aident la muqueuse gastrique à cicatriser.

Parlons justement des probiotiques ! 

Lactobacillus reuteri, un ferment lactique probiotique, a démontré son efficacité pour réduire la quantité de bactéries Helicobacter pylori dans l’estomac. En se “collant” à elles, il favorise leur élimination, diminuant ainsi la charge bactérienne. Vous pouvez retrouver ce précieux allié dans notre formule L. Reuteri en association avec deux autres souches de probiotiques riches en bienfaits pour le système digestif.

Ce qu'il faut retenir

Une infection à H. pylori peut rester silencieuse pendant longtemps, puis se manifester par divers signes digestifs : sensation de brûlure à l’estomac, nausées, ballonnements, vomissements, perte d’appétit ou encore une fatigue inhabituelle. Dans certains cas, des selles noires à l’odeur inhabituelle peuvent signaler la présence de sang, montrant une complication nécessitant un examen rapide. Le risque principal de cette infection reste l’évolution vers un ulcère gastroduodénal en l’absence d’éradication adaptée.

Il est conseillé de consulter un médecin si les gênes persistent, s’intensifient ou s’accompagnent d’une perte de poids, d’une fatigue importante ou de vomissements avec traces de sang. En présence d’antécédents familiaux de maladie ou de cancer gastrique, un avis médical s’impose également. Selon le contexte, une endoscopie ou un test respiratoire à l’urée marquée pourra aider à détecter la bactérie de façon sûre. Une analyse plus approfondie peut être proposée chez certains patients, notamment en cas de résistance au traitement classique.

Pour améliorer le confort au quotidien, mieux vaut adapter son alimentation : repas plus légers, fractionnés, et limitation des aliments irritants comme l’alcool, le café ou les plats très épicés. Certains médicaments, notamment les anti-inflammatoires, augmentent le risque d’irritation et d’ulcération, demandant une vigilance particulière. La recherche d’un meilleur équilibre passe aussi par l’arrêt du tabac, un sommeil suffisant et une bonne gestion du stress. Certains ferments lactiques, comme Lactobacillus reuteri, peuvent aussi offrir un soutien intéressant, en complément du traitement prescrit.