Comment traiter une mycose du pubis chez la femme ?

22 November 2021
6 min

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Vous souffrez de démangeaisons (ou prurit) dans la zone pubienne, mais sans en connaître la cause ? Pourrait-il s’agir d’une mycose ? La réponse dépend du type de symptômes que vous présentez à côté. On fait le point sur la mycose du pubis chez la femme.

Ce qu’il faut retenir :

  • La mycose intime, souvent appelée candidose, touche surtout les muqueuses du vagin et de la vulve.
  • Une mycose cutanée du pubis est rare et souvent liée à une infection plus étendue.
  • Le traitement antifongique local repose sur des ovules vaginaux et des crèmes à appliquer sur la vulve et le périnée.
  • Pour éviter les récidives, il est essentiel de restaurer la flore intime avec des probiotiques, par exemple.

La mycose du pubis chez la femme : de quoi parle-t-on ?

La mycose intime est-elle une mycose du pubis ?

Démangeaisons de la vulve et du vagin, pertes blanchâtres à l’aspect de lait caillé et brûlures dans la zone génitale, tous ces symptômes correspondent au tableau classique de la mycose intime. Cette dernière touche, certes, la région pubienne, mais elle ne peut pas être qualifiée de mycose du pubis à proprement parler. En effet, elle atteint principalement les muqueuses du vagin et de la vulve.

On parle plutôt de mycose vulvaire, de mycose vaginale ou encore de mycose vulvo-vaginale quand les deux zones sont touchées. Pour plus de précision, vous pouvez la nommer candidose, appellation attribuée aux mycoses provoquées par le champignon microscopique Candida albicans. Celui-ci est responsable de 80 % d’entre elles.

Il faut également savoir que, bien que ce type d’infection touche le plus souvent les femmes, les hommes aussi peuvent souffrir de mycoses intimes. Les lésions apparaissent alors généralement au niveau du gland, sous la forme de traînées blanchâtres associées à une rougeur plus ou moins marquée et à des démangeaisons.

Si ce n’est pas une mycose, qu’est-ce qui provoque des démangeaisons au pubis ?

Si vous souffrez de démangeaisons cutanées au niveau du pubis ou des plis de l’aine, mais sans avoir de symptômes d’inconfort intime ou de pertes blanches, il s’agit probablement d’un autre souci que la mycose. Cela peut être dû à une infection d’origine virale ou bactérienne : contamination par un streptocoque, chlamydia, trichomonas, herpès génital. Ces problèmes s’accompagnent cependant d’autres signes.

Si les démangeaisons ne semblent liées à aucun autre symptôme, il peut s’agir d’une infestation par des morpions, que l’on nomme aussi poux du pubis. Ces derniers sont à l’origine de piqûres qui provoquent l’envie de se gratter. Ils se voient à l’œil nu et sont faciles à identifier. Si aucun parasite n’est visible, le prurit du pubis peut être simplement la conséquence d’une pathologie cutanée courante comme le psoriasis ou l’eczéma.

Petit cas particulier : la mycose peut aussi être purement cutanée, mais elle reste rarement circonscrite à une seule zone dans ce cas. Il est donc possible d’avoir une mycose du pubis. Cependant, il y a peu de chances qu’elles ne fassent pas partie d’une infection fongique beaucoup plus étendue ou qu’elle ne soit pas liée à une candidose vaginale ou vulvaire.

Soigner la mycose du pubis chez la femme ou, plus exactement, la mycose vaginale

Consulter pour confirmer le diagnostic

Si vous avez des doutes sur ce qui provoque des troubles dans votre zone génitale, il est nécessaire de consulter votre médecin traitant ou votre gynécologue pour établir un diagnostic fiable. Si vous êtes sûre qu’il s’agit d’une mycose, il faut, dans un premier temps, éradiquer Candida albicans de vos muqueuses intimes. Dans un second temps, vous rétablirez l’équilibre du microbiote.

Éradiquer Candida albicans

Pour détruire les champignons microscopiques qui se sont installés sur les parois de la vulve et du vagin, avoir recours à un traitement local suffit. Deux principaux traitements existent et agissent en complément l’un de l’autre. Le premier est l’ovule antifongique à insérer dans le vagin. Selon les présentations pharmaceutiques, l’emploi d’un deuxième ovule peut être nécessaire quelques jours plus tard pour assainir définitivement la zone.

Sachez qu’il existe également une alternative aux ovules antifongiques pour les femmes qui les supportent mal. Dans ce cas, le traitement consiste à la prise d’un antifongique par voie orale. Cependant, ce type de produit ne convient pas dans certaines situations comme la grossesse ou en cas de certaines maladies hépatiques.

Les lésions de la vulve n’étant que peu touchées par les actifs libérés par les ovules antimycosiques et les formes orales, une crème antifongique est généralement prescrite pour une application locale complémentaire. Elle permet de traiter les grandes lèvres, les petites lèvres et le périnée, s’il est atteint. 

Les soins locaux sont très efficaces et apportent un soulagement rapide. Malheureusement, ils ne sont pas capables de restaurer l’équilibre du microbiote intime qui est la clé pour prévenir les récidives de mycose.

Rééquilibrer la flore intime

Si la grande majorité des femmes connaissent un jour ou l’autre un épisode de mycose dans leur vie, ce n’est heureusement pas leur quotidien. Pourtant, tout être humain est porteur du champignon Candida albicans en petite quantité. Mais alors, comment fait l’organisme pour ne pas souffrir de mycoses en permanence ?

En fait, pour résister aux attaques des levures C. albicans, votre zone génitale dispose d’une arme puissante : sa flore intime, ou flore de Döderlein. Contenant plus de 90 % de lactobacilles, des ferments lactiques probiotiques, elle forme une véritable barrière de défenses contre les micro-organismes pathogènes. 

Lorsque la mycose apparaît, c’est que vos précieux lactobacilles ne sont plus présents en suffisamment grand nombre pour assurer leurs missions. Et ce problème persiste, même lorsque Candida albicans a été détruit.

Pour rétablir l’équilibre de la flore intime, il faut donc lui procurer des lactobacilles. C’est ce que vous pouvez faire en prenant notre complément alimentaire Probio+ Intima. Il vous apporte des milliards de probiotiques de type Lactobacillus issus de 4 souches naturellement présentes dans le microbiote. Efficace pour soigner la mycose en complément des traitements locaux classiques, il est surtout très utile pour prévenir la récidive de la candidose et entretenir votre confort intime à long terme !

Éliminer les causes à l’origine d’un microbiote déséquilibré

Pour prévenir les récidives, il est également important d’identifier les causes qui ont favorisé le déséquilibre du microbiote vaginal et la prolifération des micro-organismes indésirables. 

Certaines habitudes d’hygiène intime, comme l’utilisation de produits trop agressifs peuvent fragiliser l’écosystème vaginal et détruire les bonnes bactéries qu’il abrite. Il convient donc d’opter pour un produit lavant doux et d’éviter les antiseptiques. De même, le port prolongé d’un vêtement humide ou trop serré à l’entrejambe peut engendrer une macération qui favorise le développement des champignons. 

Certaines maladies chroniques, comme le diabète et les troubles de l’immunité, ainsi que la prise de certains médicaments, peuvent également favoriser l’apparition d’infections génitales, de vaginites ou de mycoses vaginales à répétition. Si vous êtes dans cette situation, consultez un professionnel de santé pour échanger sur la meilleure stratégie et les traitements les plus adaptés pour retrouver l’équilibre.

Ce qu'il faut retenir

Une mycose intime commence généralement à s’améliorer en quelques jours grâce au traitement antifongique. En revanche, si le microbiote reste déséquilibré, le risque de récidive demeure et les mycoses vaginales peuvent réapparaître.

La candidose n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible à proprement parler. Toutefois, dans certains cas, des irritations ou des infections génitales peuvent également apparaître chez le partenaire si sa flore est fragile.

Privilégiez une toilette intime douce, évitez les produits agressifs et ne conservez pas un vêtement humide (maillot de bain, sous-vêtements de sport, etc.) ou trop serré au niveau de l’entrejambe. Ces mesures limitent la prolifération des levures responsables des mycoses.

Oui, surtout s’il s’agit d’un premier épisode, en cas de récidives fréquentes ou si les symptômes sont inhabituels. Certaines vaginites, la prise de certains médicaments ou d’autres affections vaginales peuvent provoquer des symptômes proches de ceux d’une mycose.