Comment reconnaître et soigner une mycose clitoridienne ?

22 November 2021
5 min

Sommaire

La mycose intime peut toucher aussi bien le vagin que la vulve, et donc, la région du clitoris. On ne peut pas parler de mycose clitoridienne à proprement parler, car les troubles concernent toute la zone génitale. Mais, les symptômes n’en sont pas moins gênants. Voici ce qu’il faut savoir pour identifier et traiter au mieux cette affection fongique.

Ce qu’il faut retenir : 

  • Une mycose vaginale peut provoquer des douleurs localisées autour du clitoris, même si on ne parle pas de “mycose clitoridienne” à proprement parler.
  • Ces douleurs sont dues à la prolifération de micro-organismes pathogènes lorsque les lactobacilles, protecteurs naturels du microbiote vaginal, sont affaiblis.
  • Le traitement repose sur un ovule antifongique pour le vagin et une crème à appliquer sur toute la vulve et le clitoris.
  • D’autres causes non infectieuses peuvent expliquer des douleurs clitoridiennes : vêtements serrés, position assise prolongée, excitation sexuelle, stress…
  • En complément du traitement, la prise de probiotiques ciblés aide à rééquilibrer la flore intime et prévenir les récidives.

Mycose intime et autres sources de douleurs du clitoris

La mycose intime peut causer des douleurs et d’autres troubles dans la région de la vulve et du vagin. Si parfois vos symptômes semblent se concentrer au niveau du clitoris, il faut savoir différencier la candidose (la mycose provoquée par Candida albicans) des autres sources de douleurs au niveau du clitoris.

Quand peut-on parler de mycose clitoridienne ?

Lorsque tout va bien, vos muqueuses intimes sont protégées par un ensemble de bonnes bactéries du groupe des Lactobacillus. Ceux-ci forment 90 % de la flore intime, ou flore de Döderlein. Les 10 % qui restent sont représentés par des micro-organismes potentiellement pathogènes, comme les champignons microscopiques nommés Candida albicans. Si pour une raison ou une autre, vos lactobacilles sont affaiblis, ils peuvent perdre leur supériorité sur cette levure parasitaire qui se met alors à proliférer. L’envahissement des muqueuses intimes par C. albicans est ce que l’on appelle une mycose, ou plus précisément une candidose.

Cette infection fongique touche principalement le conduit vaginal, l’entrée du vagin et la totalité de la vulve. Lorsque la mycose concerne la zone vulvaire, elle a tendance à surtout se manifester sur les petites lèvres et leur jonction, et donc, au niveau du clitoris. Pour autant, on ne parle pas de mycose du clitoris, mais plutôt de mycose intime ou de mycose vulvaire

Comme celle-ci est associée à une mycose vaginale, elle entraîne :

  • Des démangeaisons intenses de la vulve et du vagin
  • Des pertes blanches à l’aspect de lait caillé
  • Des sensations de brûlure au niveau des muqueuses 
  • Parfois, des douleurs du clitoris (phénomène aussi nommé clitoridynie), du conduit vaginal ou du périnée

Les autres causes de douleurs du clitoris

Rarement évoquées, mais pourtant bien réelles, les douleurs du clitoris peuvent toucher n’importe quelle femme à un moment ou l’autre de sa vie, de manière ponctuelle ou récurrente. Leur principale cause, en dehors des suites d’une chirurgie ou d’un traumatisme gynécologique, est généralement la survenue d’une mycose, à plus forte raison s’il y a des démangeaisons associées. Mais, il existe aussi des facteurs déclenchant des sensations douloureuses dans la zone du clitoris qui ne sont pas en lien avec une pathologie précise. Le déclencheur des douleurs peut être :

  • Le port de vêtements trop serrés à l’entrejambe ou trop « raides », par exemple un jean dont la couture passe au mauvais endroit
  • Le maintien prolongé de la position assise (travail de bureau, trop forte sédentarité, pratique de l’équitation de manière intensive)
  • La masturbation ou l’excitation sexuelle
  • Le stress, l’anxiété

La plupart du temps, les douleurs non attribuables à une mycose cèdent d’elles-mêmes au bout de quelques heures. Mais parfois, il est nécessaire d’avoir recours à un traitement antidépresseur, à des produits anti-inflammatoires ou des anesthésiques locaux.

Comment soigner une mycose clitoridienne ?

Le traitement d’attaque

Le traitement d’une mycose qui provoque un inconfort intime au niveau du clitoris est le même que pour toute autre candidose génitale. Pour vous assurer d’éliminer Candida albicans partout où il peut se cacher, il faudra avoir recours à un ovule antifongique à insérer dans le vagin et à l’application d’une crème sur l’ensemble de la vulve, notamment sur le clitoris.

Agissez au quotidien

Le développement d’une mycose vulvo-vaginale doit également vous alerter sur vos habitudes d’hygiène intime et alimentaires. Pour préserver l’efficacité du microbiote, il est nécessaire de pratiquer une toilette intime ni trop poussée ni négligée à l’aide d’un gel lavant gynécologique et d’éviter toutes les sources de macération (port de matières synthétiques, de protections hygiéniques irritantes, etc.). Une alimentation trop pauvre en probiotiques peut aussi favoriser la disparation des lactobacilles de la flore vaginale.Les lactobacilles sont des ferments lactiques appartenant à cette catégorie. Vous pouvez en consommer au sein de yaourts et fromages ou même de boissons et légumes fermentés. Mais, le meilleur moyen pour apporter les bons lactobacilles, au bon moment et en proportions suffisantes à votre microbiote intime, c’est de les prendre sous forme de complément alimentaire.

Nos gélules Probio+ Intima possèdent une formule ciblant les besoins du microbiote vulvo-vaginal. Elles renferment 4 souches de lactobacilles que votre microbiote contient au naturel. Selon votre situation, elles peuvent être prises pour prévenir le développement d’une candidose, accompagner efficacement le traitement médicamenteux de la mycose ou maintenir votre confort intime au quotidien en programme d’entretien.

Les compléments naturels pour traiter une mycose clitoridienne

Les compléments alimentaires peuvent être un soutien efficace pour traiter naturellement une mycose clitoridienne. Parmi les plus recommandés, on trouve les probiotiques, qui aident à rétablir l’équilibre de la flore vaginale. Choisissez des probiotiques contenant des souches comme Lactobacillus rhamnosus ou Lactobacillus reuteri, reconnues pour leur action antifongique. La souche Lactobacillus crispatus est également à rechercher, car elle fait partie des représentants majoritaires de la flore intime.

Ce qu'il faut retenir

On ne parle généralement pas de mycose clitoridienne, mais plutôt de mycoses vaginales pouvant provoquer une gêne localisée autour du clitoris. Celle-ci est liée à une prolifération de champignons microscopiques au niveau des muqueuses. Parmi les principaux symptômes des mycoses, on retrouve des démangeaisons, des brûlures, des pertes épaisses et parfois des douleurs et irritations. La mycose fait partie des infections génitales les plus fréquentes chez les femmes. Si l’inconfort qu’elle engendre persiste ou s’aggrave, il est recommandé de consulter un médecin, notamment pour écarter d’autres maladies et sources de clitoridynie (douleurs au clitoris).

Une gêne touchant le clitoris peut aussi être liée à des vêtements trop serrés qui appuient sur les tissus sensibles de cet organe, à des frottements, au stress ou à une sensibilité nerveuse accrue. Une hygiène inadaptée, l’utilisation de produits irritants, un traumatisme au niveau génital ou certaines pratiques liées à l’intimité peuvent également en être la cause. Si la douleur apparaît sans signes de mycose, ou si elle persiste malgré un changement d’habitudes, il est prudent de consulter un professionnel pour limiter tout risque de complications et identifier l’origine des douleurs.

La prise en charge repose généralement sur des traitements antifongiques locaux (crème, ovule), parfois complétés par des médicaments par voie orale, bien que cela soit rare. En cas de récidives ou d’effet insuffisant de la stratégie adoptée, un médecin peut proposer une approche adaptée ou vous orienter vers un spécialiste. En complément des mesures médicales, il est utile d’éviter les irritants, de préserver cette zone des frottements et de laisser un certain espace de respiration à la peau pour limiter les gênes.

Certains compléments alimentaires peuvent soutenir l’équilibre du microbiote vaginal en accompagnement des traitements classiques. Des solutions naturelles ciblées peuvent aider certaines femmes sujettes aux récidives, notamment les probiotiques comme notre formule Probio+ Intima. En complément d’une bonne hygiène de vie et de soins adaptés, elle contribue à rétablir l’équilibre microbien dans la sphère génitale et donc à réduire les douleurs et démangeaisons du clitoris. En cas d’infections répétées ou si les muqueuses intimes restent sensibles malgré tout, un professionnel de santé pourra orienter vers la stratégie la plus pertinente.